Contre le mur d’en face, vidé comme les autres, une table et chaises aux deux bouts. Les images sont ailleurs. Je disparais. La fenêtre, elle y revient toujours. Le cadre dans le mur élargi l’horizon. L’intervalle s’évanouit.  Ce nom et cette chambre. Sans indication, sans photo, sans détail de plus. 

 

 Dans l’image, il est au-dessus des montagnes : un même plan vertical, sommet soleil. En réalité, le soleil est beaucoup plus loin derrière et si haut que les plans ne se confondent plus avec lui. Il y eut un léger frisson sur la peau. Écart comblé. Là en face, puis collés contre. Amplitude des mouvements à venir qui se retiennent encore. L’un vers l’autre. Reprise. Rythme de la phrase embourbé dans l’accent. Absence des détails. Le paysage se déploie, les arbres disparaissent. Les cyprès s’élèvent, deviennent presque des barrières. Nous roulons. Il insiste comme on tire quelqu’un par la manche. Dans ma bouche un goût d’abricot. Je pourrais inventer. L’avion disparaît du ciel et le sable est bleu lui aussi. Il ne le saura pas.